AAPPQ
25/08/2026
L’Association canadienne pour la pratique de l'architecture (ACPA), le pendant de l’AAPPQ à l’échelle canadienne, vient de prendre son envol. L’organisation à but non lucratif consacrera ses activités à la défense des intérêts commerciaux de la pratique architecturale au Canada.
L’ACPA entend faire progresser les conditions de la pratique et améliorer les réalités d’affaires des firmes d’architecture dans un contexte économique et commercial qui évolue rapidement. Les dernières années ont été marquées par de nombreux changements, notamment en ce qui concerne les processus d'approvisionnement au gouvernement fédéral, qui sont longs et compliqués, donne en exemple Claude Bourbeau, associé principal et président de Provencher_Roy, qui a fait partie du comité consultatif de lancement de l’ACPA.
L’organisation, qui compte pour l’heure parmi ses membres 23 grandes firmes d’architectes canadiennes, est née de rencontres périodiques de grands cabinets d’architectures de tout le pays. Ces rencontres relativement informelles se tiennent depuis une douzaine d’années.
Au fil de ces rencontres informelles s’est développé le besoin de pouvoir compter sur un organisme, à l’image de l’Association des firmes de génie-conseil – Canada (AFGC), qui soit en mesure de faire avancer concrètement certains des enjeux et préoccupations en matière de défense des intérêts des firmes d’architecture et d’avoir une voix pour se faire entendre des divers gouvernements du pays.
Membres fondateurs
Vingt-trois firmes participant aux rencontres périodiques, dont plusieurs québécoises, ont accepté d’être les membres fondateurs de l’ACPA et se sont engagées pour une adhésion de deux ans, une façon pour eux de redonner à la profession, souligne la directrice générale de l’association, Kristen Harrison.
Même si pour l’heure, les membres de l’association sont des grandes firmes d’architectes, l’intention de l’ACPA est de représenter la profession dans son ensemble et de promouvoir les pratiques exemplaires en architecture, et pas uniquement celles des grands cabinets. D’ailleurs, elle compte élargir son adhésion à des firmes de plus petite taille d’ici 12 à 18 mois.
L’ACPA entend collaborer avec les associations professionnelles provinciales, là où il en existe. Le rapprochement avec l’AAPPQ est amorcé. Nous aurons une voix plus forte pour faire valoir les intérêts des architectes auprès du gouvernement fédéral, mais l’AAPPQ restera l’interlocuteur auprès des instances provinciale et municipales québécoises.
La première étape pour le conseil d’administration fraîchement nommé sera d’adopter un plan stratégique, d’ici la fin de l’année. Des thèmes tels que l’approvisionnement, la passation de marchés, l’équité des honoraires et le perfectionnement de la main-d’œuvre s’y retrouveront sans doute, selon Mme Harrison.
Des problématiques de conditions contractuelles déraisonnables transférant trop de risques aux professionnels ou encore d’échéancier irréaliste ne sont pas l’apanage du secteur public québécois. L’association, qui est bilingue, ne manquera pas d’intervenir auprès des donneurs d'ouvrage publics en vue d’influencer la façon dont les conditions contractuelles sont mises en place, dans l’ensemble du pays, assure Jenny Lafrance, membre du CA et architecte associée cher Provencher_Roy.
L’ACPA est consciente que la pratique de l’architecture est différente au Québec que dans le reste du Canada et l’AAPPQ sera à ses côtés pour le faire valoir au niveau fédéral. Par ailleurs, de nombreux enjeux des deux associations se rejoignent et nous voyons un grand potentiel de synergies et de collaboration entre l’ACPA et l’AAPPQ pour promouvoir, notamment, une architecture de qualité et de bonnes conditions de pratique.